Chrono (FR/ENG)

Au fil de l'eau : nouvelles, articles, anecdotes, photos...

12.10.17

La Trottineuse

[ 🇫🇷 WOT - KAZAKHSTAN 🌍🚵🐫]
Après 2 jours de repos complet du genou, retour sur la planche et les chemins kazakhs, direction le Kirghizistan !

Au fait, j’ai inauguré dans les steppes la neuvième paire de baskets, dégottée pour deux sous dans le rayonnage d’une boutique enfant (vive les petits pieds) à modèle unique, j’exagère à peine :p Comme mon drapeau français a rendu l’âme après plus de 30 000km, elles rempliront parfaitement une double fonction… 🤘

До скорого 😉

[ 🇬🇧 WOT - KAZAHKSTAN 🌍🚵🐫]
After 2 days of full rest for my knee, I’m back on the board and Kazakh trails, heading to Kyrgyzstan!

By the way, I inaugurated in the steppes the 9th pair of shoes, picked-up in a children store (yeah, small feet) displaying one model only, I’m hardly caricaturing :p And since my French flag died after more than 30 000km, they will perfectly fulfill a double function… 🤘

До скорого 😉

#worldtour #pushscooter #simplelife #CentralAsia #winteriscoming #shoes #Frenchcolours #tourdumonde #trottinette #viesimple #AsieCentrale #France
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[ 🇫🇷 WOT - KAZAKHSTAN 🌍🚵🐫]
Après 2 jours de repos complet du genou, retour sur la planche et les chemins kazakhs, direction le Kirghizistan !

Au fait, j’ai inauguré dans les steppes la neuvième paire de baskets, dégottée pour deux sous dans le rayonnage d’une boutique enfant (vive les petits pieds) à modèle unique, j’exagère à peine :p Comme mon drapeau français a rendu l’âme après plus de 30 000km, elles rempliront parfaitement une double fonction… 🤘

До скорого ;)

[ 🇬🇧 WOT - KAZAHKSTAN 🌍🚵🐫]
After 2 days of full rest for my knee, I’m back on the board and Kazakh trails, heading to Kyrgyzstan!

By the way, I inaugurated in the steppes the 9th pair of shoes, picked-up in a children store (yeah, small feet) displaying one model only, I’m hardly caricaturing :p And since my French flag died after more than 30 000km, they will perfectly fulfill a double function… 🤘

До скорого ;)

#worldtour #pushscooter #simplelife #CentralAsia #winteriscoming #shoes #Frenchcolours #tourdumonde #trottinette #viesimple #AsieCentrale #France

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Les équipementiers pourraient répondre présent quand même ! Quel meilleur test de résistance pourraient ils trouver que ton expérience ? Et ce pourrait être un beau sponsoring ... En tout cas, bonne continuation et tout mon soutien petits pieds courageux 😁

ATTENTION MAUVAISES CHAUSSURES = PROBLEMES DE GENOUX.....essaie de voir au plus vite...ET ETRE BIEN Chaussée....la bise de nous 2

avec cet équipement, on dirait que, telle une Maryse Bastié, tu vas’ piloter un petit avion!

Elles sont mignonnes ces petites baskets.

Sympa le drapeau sur les pompes 🙂

Époustouflante Blandine

SUPER! Bon voyages...a plus.

Trop la classe ta chapka! <3

Jules Brunel

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09.10.17

La Trottineuse

[ 🇫🇷 WOT - KAZAKHSTAN 🇰🇿🌍🚵]

🏇🔥 LES FEUX DE LA STEPPE
Entre le désert iranien et le désert kazakh, j’ai perdu plus de 40° en quelques jours, avec des températures nocturnes négatives, mais les distances, elles, sont à multiplier par 10 ! Des milliers de kilomètres qu’avec mon visa de 30 jours je ne peux pas couvrir à trottinette…

Je traverse donc en grande partie le plateau d’Oust-Ourt entre la Caspienne et la mer d’Aral dans un train de nuit lent, populaire et mémorable, pris d’assaut en chaque gare par les vendeurs ambulants de saucisses, de pain et de joggings, troublant le repos des familles qui savourent pieusement le cai qu’on boit toutes les heures depuis que j’ai passé la roumaine Constanta, enroulées dans d’épaisses couvertures fournies par la compagnie (un vieillard au petit matin m’en couvrit en silence dans un geste sans âge), puis m’attaque à pied à la steppe asiatique balayée par le vent glacial, auquel semblent pourtant résister sans frémir troupeaux de chameaux aux félines crinières, athlétiques chevaux au crin ras, allant sans barrière dans les immensités, au galop parfois chevauchés par les bergers Tartares, minuscules silhouettes sautant à l’horizon, jusqu’à ce que nos pistes se croisent. C’est eux, ahuris, qui dégainent aussitôt de plats écrans de verre et de silicium, hors de leurs manteaux de laine, et capturent dans une digitale hystérie l’âme du drôle d’oiseau péninsulaire échoué sous leurs latitudes, où la technique, ni plus ni moins qu’ailleurs, du char à cheval à l’antenne relai a toujours façonné au fond le rapport de l’habitant humain à son territoire, aussi dénudé soit-il.
Rudes nuits étoilées et feux de joie ; faire fondre l’eau qui a gelé la nuit, à la flamme se chauffer les mains le matin, puis à chaque pause, pour quelques secondes, siroter le thé du désert, le café des steppes, qui a maintenant un goût turco-iranien ; découvrir au détour d’une Chaikhana (maison à thé) isolée dans la morne plaine et au hasard d’un menu ésotérique qu’on a commandé une soupe pleine de viande, probablement équine, mais se refaire une santé de végétarienne sur les oeufs durs qui jonchent les comptoirs, ou que nous offre un chapeauté qui nous observait faire du feu sur le goudron d’une aire d’autobus, au milieu de nulle part, avant que de vite aller s’enfouir dans le sable froid observer le lever d’une rousse lune, énorme, oeil maléfique invitant à de puissants sortilèges…

Au bout de quelques jours, un genou abîmé par des kilomètres d’asphalte en ruine, c’est avec un russe convoyant un camion de pompier vers Kyzylorda (la ville rouge) que j’effectue un nouveau saut géographique motorisé, plafonné à 70 à l’heure mais perchée à 2 bon mètres de hauteur ! C’est au conducteur incrédule, qui ne voit pas ce que je peux bien brûler pour me chauffer dans cette terre du vide, que j’explique que les arbrisseaux de la steppe, un genre d’Artemisia Vulgaris qui a pourtant tout d’une précieuse, une fois morts, s’éparpillent en petits balais asséchés et blanchis, que je récolte autour du camp, et que j’utilise à la fois comme pare-vent et comme carburant fulgurant (ils flambent et disparaissent en l’instant) pour chauffer l’eau d’un thé, d’un café ou d’un potage ! La nuit passée dans la cabine arrière du rutilant engin, tapissée d’aluminium et de plastique, est pour moi un luxe qui nous fait beaucoup rire.
Nous dépassons la mer d’Aral, apercevons le poste de contrôle de Baikonur, et rejoignons enfin le Syr-Darya, ce dieu-fleuve des steppes qui partage sa destination avec l’Amou-Darya, grand Oxus civilisateur.

Je n’ai pas encore rencontré d’aranglar ni l’Albasta, redoutables esprits des fleuves, mais je dirige mes pas plus avant, vers les reliefs noués des massifs du Pamir, de l’Hindu Kush et du Tian-Shan, là où la Macédoine commença à fondre dans la neige, en somme. A bientôt !

Dasvidania 🙂

[ 🇬🇧 WOT - KAZAKHSTAN 🌍🚵]

🏇🔥 FIRES OF THE STEPPE
Between the Iranian desert and the Kazakh desert, I lost more than 40°C in a few days, with negative temperatures at night, whilst distances have multiplied by ten. Thousands of miles I can not cover with my sole push scooter during the 30 days my tourist visa allows…

Thus do I cross a big part of the Ust-Yurt Plateau, flanked west by the Caspian sea and east by the Aral sea, in a popular and memorable slow night train, at each station assaulted by itinerant salesmen offering dry sausages, bread, beverages and sportswear, troubling families at rest, piously sipping the cai one is to drink everyhour since I passed the Romanian Constanta, wrapped up in thick blanket furnished by the company (an old man in the morning without a word covered me with one of them, in an ageless gesture), then do I attack by kick the Asiatic steppe swept by icy winds, blasts of air which flocks of camels with feline manes, athletic horses with short air, seem to resist without blinking, as they go in fenceless immensities, sometimes ridden at full speed by Tartaric shepherds, tiny silhouettes hopping in the horizon, until our trails cross. It’s them, bewildered, who draw flat glass and silicium screens out of their woolen manteaux, and capture in a digital hysteria the soul of the strange peninsular bird run aground under their latitudes, where technics, no more nor less than elsewhere, from the charriot to the antenna, has always all things considered molded the relationship of the human inhabitant to its territory, as bare as it seems.
Tough starry nights and bonfires; to melt the frozen water and to warm up one’s hands at the flame in the morning, again at each pause for a few seconds, to savour the tea in the desert, the kofe of the steppes, now with an Iranian-Turkish taste; to discover in a Chaikhana (tea house) isolated in the gloomy plain, by fate of an esoteric menu, that one has ordered a soup full of meat, probably equine meat, but to recover promptly a vegetarian health with the eggs strewing the counters, or offered by a hat-man that had been observing one making fire on the tar of a bus stop, in the middle of nowhere, before quickly burying oneself in the cold sand to observe a rising moon, red and huge, maleficent eye calling for powerful spells…

After a few days, a knee damaged by kilometers of ruined asphalt, it’s with a Russian man delivering a firetruck to Kyzylorda (the red town) that I experiment a new motorized geographical jump, limited to 70km/h, but perched at least 2 meters above the ground! To an incredulous driver, who does not see what I can effectively burn to warm me up in that empty land, I explain that those shrubs of the steppes, a kind of Artemisia Vulgaris that has nevertheless all of a precious, once dead, are spread all over in some sort of dried whitened brooms, that I harvest around my camp, and use as windproof walls and as a fulgurant fuel (it burns and disappear in the instant) to grow warmer the tea water, or the coffee water, or the soup! The night spent in the back cabin of the shiny machine, carpeted with aluminium and plastic, is for me a luxe that makes us both laugh a lot.
We get past the Aral sea, and perceive Baikonur control station, and eventually reach Syr-Daria, that God-River of the steppes which shares a destination with the Amou-Darya, the Grand civilizing Oxus.

I have not yet encountered any Aranglar nor Albasta, dreadful spirits of the waters, but I go on, towards knotted reliefs of the Pamir, the Hindu Kush and Tian-Shan, where Macedonia began to melt in the snow, in short.

Dasvidania 🙂

#worldtour #kazakhstan #pushscooter #simplelife #desert #steppe #aral #oxus #syrdarya #amoudarya #tourdumonde #trottinette #viesimple #feu
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[ 🇫🇷 WOT - KAZAKHSTAN 🇰🇿🌍🚵]

🏇🔥 LES FEUX DE LA STEPPE
Entre le désert iranien et le désert kazakh, j’ai perdu plus de 40° en quelques jours, avec des températures nocturnes négatives, mais les distances, elles, sont à multiplier par 10 ! Des milliers de kilomètres qu’avec mon visa de 30 jours je ne peux pas couvrir à trottinette… 

Je traverse donc en grande partie le plateau d’Oust-Ourt entre la Caspienne et la mer d’Aral dans un train de nuit lent, populaire et mémorable, pris d’assaut en chaque gare par les vendeurs ambulants de saucisses, de pain et de joggings, troublant le repos des familles qui savourent pieusement le cai qu’on boit toutes les heures depuis que j’ai passé la roumaine Constanta, enroulées dans d’épaisses couvertures fournies par la compagnie (un vieillard au petit matin m’en couvrit en silence dans un geste sans âge), puis m’attaque à pied à la steppe asiatique balayée par le vent glacial, auquel semblent pourtant résister sans frémir troupeaux de chameaux aux félines crinières, athlétiques chevaux au crin ras, allant sans barrière dans les immensités, au galop parfois chevauchés par les bergers Tartares, minuscules silhouettes sautant à l’horizon, jusqu’à ce que nos pistes se croisent. C’est eux, ahuris, qui dégainent aussitôt de plats écrans de verre et de silicium, hors de leurs manteaux de laine, et capturent dans une digitale hystérie l’âme du drôle d’oiseau péninsulaire échoué sous leurs latitudes, où la technique, ni plus ni moins qu’ailleurs, du char à cheval à l’antenne relai a toujours façonné au fond le rapport de l’habitant humain à son territoire, aussi dénudé soit-il. 
Rudes nuits étoilées et feux de joie ; faire fondre l’eau qui a gelé la nuit, à la flamme se chauffer les mains le matin, puis à chaque pause, pour quelques secondes, siroter le thé du désert, le café des steppes, qui a maintenant un goût turco-iranien ; découvrir au détour d’une Chaikhana (maison à thé) isolée dans la morne plaine et au hasard d’un menu ésotérique qu’on a commandé une soupe pleine de viande, probablement équine, mais se refaire une santé de végétarienne sur les oeufs durs qui jonchent les comptoirs, ou que nous offre un chapeauté qui nous observait faire du feu sur le goudron d’une aire d’autobus, au milieu de nulle part, avant que de vite aller s’enfouir dans le sable froid observer le lever d’une rousse lune, énorme, oeil maléfique invitant à de puissants sortilèges…

Au bout de quelques jours, un genou abîmé par des kilomètres d’asphalte en ruine, c’est avec un russe convoyant un camion de pompier vers Kyzylorda (la ville rouge) que j’effectue un nouveau saut géographique motorisé, plafonné à 70 à l’heure mais perchée à 2 bon mètres de hauteur ! C’est au conducteur incrédule, qui ne voit pas ce que je peux bien brûler pour me chauffer dans cette terre du vide, que j’explique que les arbrisseaux de la steppe, un genre d’Artemisia Vulgaris qui a pourtant tout d’une précieuse, une fois morts, s’éparpillent en petits balais asséchés et blanchis, que je récolte autour du camp, et que j’utilise à la fois comme pare-vent et comme carburant fulgurant (ils flambent et disparaissent en l’instant) pour chauffer l’eau d’un thé, d’un café ou d’un potage ! La nuit passée dans la cabine arrière du rutilant engin, tapissée d’aluminium et de plastique, est pour moi un luxe qui nous fait beaucoup rire.  
Nous dépassons la mer d’Aral, apercevons le poste de contrôle de Baikonur, et rejoignons enfin le Syr-Darya, ce dieu-fleuve des steppes qui partage sa destination avec l’Amou-Darya, grand Oxus civilisateur. 

Je n’ai pas encore rencontré d’aranglar ni l’Albasta, redoutables esprits des fleuves, mais je dirige mes pas plus avant, vers les reliefs noués des massifs du Pamir, de l’Hindu Kush et du Tian-Shan, là où la Macédoine commença à fondre dans la neige, en somme. A bientôt !

Dasvidania :)

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🏇🔥 FIRES OF THE STEPPE
Between the Iranian desert and the Kazakh desert, I lost more than 40°C in a few days, with negative temperatures at night, whilst distances have multiplied by ten. Thousands of miles I can not cover with my sole push scooter during the 30 days my tourist visa allows…

Thus do I cross a big part of the Ust-Yurt Plateau, flanked west by the Caspian sea and east by the Aral sea, in a popular and memorable slow night train, at each station assaulted by itinerant salesmen offering dry sausages, bread, beverages and sportswear, troubling families at rest, piously sipping the cai one is to drink everyhour since I passed the Romanian Constanta, wrapped up in thick blanket furnished by the company (an old man in the morning without a word covered me with one of them, in an ageless gesture), then do I attack by kick the Asiatic steppe swept by icy winds, blasts of air which flocks of camels with feline manes, athletic horses with short air, seem to resist without blinking, as they go in fenceless immensities, sometimes ridden at full speed by Tartaric shepherds, tiny silhouettes hopping in the horizon, until our trails cross. It’s them, bewildered, who draw flat glass and silicium screens out of their woolen manteaux, and capture in a digital hysteria the soul of the strange peninsular bird run aground under their latitudes, where technics, no more nor less than elsewhere, from the charriot to the antenna, has always all things considered molded the relationship of the human inhabitant to its territory, as bare as it seems.
Tough starry nights and bonfires; to melt the frozen water and to warm up one’s hands at the flame in the morning, again at each pause for a few seconds, to savour the tea in the desert, the kofe of the steppes, now with an Iranian-Turkish taste; to discover in a Chaikhana (tea house) isolated in the gloomy plain, by fate of an esoteric menu, that one has ordered a soup full of meat, probably equine meat, but to recover promptly a vegetarian health with the eggs strewing the counters, or offered by a hat-man that had been observing one making fire on the tar of a bus stop, in the middle of nowhere, before quickly burying oneself in the cold sand to observe a rising moon, red and huge, maleficent eye calling for powerful spells…

After a few days, a knee damaged by kilometers of ruined asphalt, it’s with a Russian man delivering a firetruck to Kyzylorda (the red town) that I experiment a new motorized geographical jump, limited to 70km/h, but perched at least 2 meters above the ground! To an incredulous driver, who does not see what I can effectively burn to warm me up in that empty land, I explain that those shrubs of the steppes, a kind of Artemisia Vulgaris that has nevertheless all of a precious, once dead, are spread all over in some sort of dried whitened brooms, that I harvest around my camp, and use as windproof walls and as a fulgurant fuel (it burns and disappear in the instant) to grow warmer the tea water, or the coffee water, or the soup! The night spent in the back cabin of the shiny machine, carpeted with aluminium and plastic, is for me a luxe that makes us both laugh a lot.
We get past the Aral sea, and perceive Baikonur control station, and eventually reach Syr-Daria, that God-River of the steppes which shares a destination with the Amou-Darya, the Grand civilizing Oxus.

I have not yet encountered any Aranglar nor Albasta, dreadful spirits of the waters, but I go on, towards knotted reliefs of the Pamir, the Hindu Kush and Tian-Shan, where Macedonia began to melt in the snow, in short. 

Dasvidania :)

#worldtour #kazakhstan #pushscooter #simplelife #desert #steppe #aral #oxus #syrdarya #amoudarya #tourdumonde #trottinette #viesimple #feu

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Superbe texte, on s'y croirait en fermant les yeux😊. Je vais le faire lire à mes CM2 demain après midi tant il est bien écrit et passionnant 😉. Merci et bonne continuation! C'est super pour nous sédentaires ☺

Sacrée Nana croisée sur La Loire Il y a plus de deux ans ... Épatant le chemin parcouru depuis !

toujours envoyé dans des imaginaires, on attend avec plaisir tes textes magnifiques et ouah, putain de camion ! courage (au genou )

Fait attention à toi (physique), repos ça fait du bien de temps en temps. Je rêve de cet itinéraire à vélo, peut-être que un jour je vais t'accompagner dans cette liberté, de beauté du paysage et de la bonté des habitants. Bonne route. Belle écriture. Et à une prochaine aventure 😉

Sacrée Blandine, tu ne cesseras jamais de nous épater et nous régaler avec tes photos et tes récits. Fais quand même attention à tes genoux, j espère que la météo va se montrer plus clémente. Prends soin de toi Wonder Woman 👍

La poursuite des aventures selon Blandine et c’est palpitant. Courageuse et téméraire jusqu’aux bouts des doigts. Encore merci pour ce partage 😍😉👌

It's good to hear from you and see your pictures of a life outdoors.

Costanta; jumelé avec la commune voisine...plusieurs voyages sont organisés..ENTRE EUX.....bonne suite à toi et je ne cesserai de te DIRE : PRENDS BIEN SOINS DE TOI....bisous bisous de nous 2

Un petit bonjour depuis l'Ouzbekistan voisin...Bonne continuation.

Allez! bonne route..et a la prochaine lecture de ton voyage.

was een tijd geleden dat ik8 wat van je heb gehooŕd . maar je heb weer een mpoi verhaal veel succes

Take care of you my friend☺

You are so brave ! Nice photos, thanks.

Bonjour Je voyage un peu grâce à vous merci et bonne route

Superbe plume !! C'est un réel plaisir de te lire

Die Tour ist bestmmt sehr interessant.

Just WOW! You're inspiring

Bella strada!

Votre texte galope sur la steppe !

Quelle admirable folie

Tu as perdu ta tente, Blandine ?

Süpersin yolun açık olsun

Great photos La Trottineuse 🙂

Un grand bravo . Je suis émerveillée par votre courage et vos commentaires. quelle belle leçon vous nous donnez. de plus une femme😋😗🙌🙌🙌. A bientôt de lire la suite de vos aventures. J aime beaucoup

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22.09.17

La Trottineuse

[ 🇫🇷 WOT - CHEZ LES KAZAKHS 🌍🚵]
En débarquant du cargo Baku-Aktau, j'ai fait mon entrée dans les steppes d'Asie Centrale pour de bon.
Après 2 mois de traversée perse, je remonte sur les traces des peuples nomades turco-mongols, des cavaliers tatars, des clans menés par des Khans (empereurs), des savoirs chamaniques, aujourd'hui mâtinés d'Islam sunnite, de modernisme soviétique, de realpolitik, et fondus dans l'or noir. Le kaléidoscope multiplie les motifs et superpose les temporalités ; géographiquement, c'est surtout une entrée dans le creuset des grands échanges culturels et marchands ayant façonné tout le continent eurasiatique, à travers ces chemins à présent connus sous le nom de "Routes de la Soie" !
До скорого 🙂

[ 🇬🇧 WOT - IN THE "STANS", HELLO KAZAKHS! 🌍🚵]
By getting out of the cargo boat Baku-Aktau, I set foot in the steppes of Central Asia for good.
After 2 months of Persian kicking, I'm back on the trails of Turco-Mongol peoples, of Tatar horse riders, and clans lead by Khans (emperors), of shamanism nowadays crossed with Sunni Islam, Soviet modernism, Realpolitik and melted in Black gold.
The kaleidoscope is multiplying the patterns and mixing temporalities; geographically, it's mostly an entrance in the terrestrian pot of the great cultural and trade exchanges that have molded the whole Eurasia, through what is today called the "Silk Roads"!
До скорого 🙂

#worldtour #pushscooter #CentralAsia #Kazakhstan #SilkRoads #tourdumonde #trottinette #AsieCentral #RoutesdelaSoie #Eurasie #notrehistoire
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[ 🇫🇷 WOT - CHEZ LES KAZAKHS 🌍🚵]
En débarquant du cargo Baku-Aktau, jai fait mon entrée dans les steppes dAsie Centrale pour de bon. 
Après 2 mois de traversée perse, je remonte sur les traces des peuples nomades turco-mongols, des cavaliers tatars, des clans menés par des Khans (empereurs), des savoirs chamaniques, aujourdhui mâtinés dIslam sunnite, de modernisme soviétique, de realpolitik, et fondus dans lor noir. Le kaléidoscope multiplie les motifs et superpose les temporalités ; géographiquement, cest surtout une entrée dans le creuset des grands échanges culturels et marchands ayant façonné tout le continent eurasiatique, à travers ces chemins à présent connus sous le nom de Routes de la Soie !
До скорого :)

[ 🇬🇧 WOT - IN THE STANS, HELLO KAZAKHS! 🌍🚵]
By getting out of the cargo boat Baku-Aktau, I set foot in the steppes of Central Asia for good.
After 2 months of Persian kicking, Im back on the trails of Turco-Mongol peoples, of Tatar horse riders, and clans lead by Khans (emperors), of shamanism nowadays crossed with Sunni Islam, Soviet modernism, Realpolitik and melted in Black gold.
The kaleidoscope is multiplying the patterns and mixing temporalities; geographically, its mostly an entrance in the terrestrian pot of the great cultural and trade exchanges that have molded the whole Eurasia, through what is today called the Silk Roads!
До скорого :)

#worldtour #pushscooter #CentralAsia #Kazakhstan #SilkRoads #tourdumonde #trottinette #AsieCentral #RoutesdelaSoie #Eurasie #notrehistoire

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On the ones photos you have Cruise max, on the others-Sport max. What's bike you preffer for this journey and what's more fits for it?

merci pour le partage, je trouve les photos très belles, je vais suivre tes aventures. bonne route 🙂

Si tu peux faire la route du Pamir, c'est absolument génial à faire et les Tadjiks sont adorables.

Que de paysages et de pays découverts grâce à toi Blandine, j espère que du côté du corps tout va bien et que tu te ménages quand même, prends soin de toi 🙂

Si tu croises Nicolas Bouvier , claque-lui une bise de ma part !

On the road again😊

Good luck !

Tu as trouvé une traversée alors ?

Bienvenue en Asie Centrale! Je suis actuellement à Bichkek et vais me diriger vers Aktau bientôt. Si tu passes par l'Ouzbekistan alors nos routes pourraient bien se croiser! Bises et bonne continuation.

Bon weekend chere amie

Başarılar güzel kız

Plaisir de vous retrouver

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