Timeline (FR/ENG)

In real-time : news, writings, anecdotes, pictures...

18.10.18

La Trottineuse

🇫🇷 Dünya turu, mirovoye tur (мировое тур), huán yóu shìjiè (环游世界)... Autant de façon de dire et d'écrire Tour du monde dans certains pays que j'ai traversés. Au Cambodge, j'annonce joyeusement "choumvinh piphoplok" (ជុំវិញពិភពលោក)!
🇭🇹🚵‍♀️🗺️
🇬🇧 Dünya turu, mirovoye tur (мировое тур), huán yóu shìjiè (环游世界)... so many ways of saying and writing "world tour" throughout the countries I've kicked in. In Cambodia, I happily shout "choumvinh piphoplok" (ជុំវិញពិភពលោក), a nice one!
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#worldtour #pushscooter #simplelife #cambodia #piphoplok #writeit #sayit #tourdumonde #trottinette #viesimple #footbike #cambodge #ledireetlecrire
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🇫🇷 Dünya turu, mirovoye tur (мировое тур), huán yóu shìjiè (环游世界)... Autant de façon de dire et décrire Tour du monde dans certains pays que jai traversés. Au Cambodge, jannonce joyeusement choumvinh piphoplok (ជុំវិញពិភពលោក)!
🇭🇹🚵‍♀️🗺️
🇬🇧 Dünya turu, mirovoye tur (мировое тур), huán yóu shìjiè (环游世界)... so many ways of saying and writing world tour throughout the countries Ive kicked in. In Cambodia, I happily shout choumvinh piphoplok (ជុំវិញពិភពលោក), a nice one!
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#worldtour #pushscooter #simplelife #cambodia #piphoplok #writeit #sayit #tourdumonde #trottinette #viesimple #footbike #cambodge #ledireetlecrire

 

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et bien !moi je vais au plus simple!te souhaite de tous cœur encore et bonne continuation go go Blandine

14.10.18

La Trottineuse

🇫🇷 Les premières bornes cambodgiennes en images.
Bon dimanche tropical à tous 🙂
🐘🌴🙏 🇰🇭
🇬🇧 Pictures of the first Cambodian miles.
Have a good tropical Sunday 🙂
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#worldtour #pushscooter #simplelife #cambodia #khmer #tourdumonde #trottinette #viesimple #cambodge #ព្រះរាជាណាចក្រកម្ពុជា
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Je ne sais pas si ce sera possible pour toi mais essaie de faire Bokor, c'est... spécial ! 😉

Oh c'est si beau! Merci encore de tes partages. Dans l'Isère, nous sommes autour de la table et parlons de toi, une de nos héroïnes 😍 du coup, chacun a choisi de te suivre sur FB; j'ai converti tout le monde! 😂 avance avec prudence et continue à nous faire rêver 🍈😘🌶

Penses tu faire tourner une expo photos en France un jour.?Nous avons à Muret près de Toulouse,un festival du voyageur à vélo et +,si cela t intéresse.

Beau dimanche à vous aussi dans ce feu d'artifice de couleurs qui réjouit les yeux ! Amitiés

So nice photos, thanks !

merci pour le partages de ces belle photo félicitations a vous

bon dimanche a toi Blandine et merci du partage de tes superbes photos top pays

Beautiful pictures

Bonjour bon dimanche et merci pour le partage de tes photos sublimes

Magnifique

Des photos qui demandent une bande-sonore classique'... youtu.be/FKTVGXbV-GM

C’est luxuriant , coloré, riche et souriant et enfin une borne Michelin , comme à la maison;)

Magique de couleurs et un peuple si gentil

magnifique 👍

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13.10.18

La Trottineuse

🇫🇷 Quand #ElPadre se charge d'envoyer de quoi entretenir la tente qui a pas mal souffert des UV du désert et des fourmis voraces de la forêt, il ne fait pas les choses à moitié ? 🙂
🐒
🇬🇧 When #ElPadre is in charge of sending you some stuff to do maintenance on a tent which has suffered from desert UV and very hungry ants, the job's done, isn't it? 🙂
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#wordltour #pushscooter #simplelife #sheltermaintenance #waterproofing #ants #UV #desert #extremeconditions #tourdumonde #trottinette #viesimple #entretiendelatente #fourmis #désert #conditionsextrêmes #bestdad #luv #bowfin1 #tarptent
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Diablement efficace el padre !!!! Ça m’impressionne toujours autant de voir votre tente dans ces fabuleux paysages.... 👏😉😎

<<fourmis voraces>> :O !!!!!!

NOT FAR FROM MY HOMETOWN Nha Trang Khanh Hoa

Tout le matériel se dégrade...

Muy bien el padre

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12.10.18

La Trottineuse

🇫🇷 (English below). Viêt Nam.

Je ne craignais pas de fréquenter les cimetières pour le bivouac. A l’écart de la fourmilière humaine en perpétuelle agitation, souvent dissimulés en forêt sur les flancs de collines, c’était un rare havre de paix où l’on se dissolvait tranquillement. Quel spectre aurait pu m’en vouloir d’interrompre l’éternel séjour en lui tenant quelques heures durant une discrète compagnie de mortelle ? Lorsque les tombes étaient surmontées de croix familières, une superstition de voyageur m’animait. Avant de devenir agnostique j’avais été baptisée au berceau ; cela saurait se montrer utile en cas d’événement préternaturel.
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Il n’y a pas que les esprits qui pouvaient s’intéresser à mon cas. Je fus une nuit réveillée par un rôdeur qui tenta de s’introduire dans ma tente, afin de me voler quelque affaire. Malheureusement pour le chapardeur, la fermeture éclair que j’avais resserrée au maximum après moult réparations faisait beaucoup de bruit, et j’avais le sommeil alerte. Je me redressai vivement, n’eus que le temps de le voir bondir dans un angle mort, jeter à nouveau un regard convoiteur avant de s’enfuir avec agilité à travers champ.
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Au Viêt Nam, on accumule les offrandes périssables aux pieds des idoles silencieuses tandis qu’on gratte le voyageur de passage.

Après avoir quitté l’Asie Centrale, quelque chose avait sensiblement changé dans l’accueil des locaux. Les très nombreuses manifestations de générosité, d’assistance spontanée rencontrées depuis la Turquie n’étaient plus de mise. Ce qui me vint à l’esprit était une explication en apparence assez simple.

Tout d’abord un facteur spirituel. Les cultures imprégnées par les religions abrahamiques engendraient des populations très souvent enclines à une générosité spontanée envers le voyageur de passage, tandis que les cultures bouddhiques (ou à l’animisme, au polythéisme sécularisé) engendraient des populations moins souvent enclines à cette même générosité spontanée. Selon la distance optique, on observait bien sûr des différences au sein des écoles elles-mêmes, plus l’on se rapprochait, plus apparaissaient des disparités. Chez les chrétiens par exemple, les catholiques d’Europe de l’ouest avaient fait plus spontanément preuve de générosité et d’assistance à l’inconnue vagabonde que j’étais que les luthériens du nord (pour qui l’individu, à la différence des catholiques, n’est plus sauvé par ses oeuvres).
On pouvait penser que les monothéismes anthropologiquement pessimistes (homme corrompu par le pêché originel, par nature enclin au Mal), en proposant une série de commandements destinés à sauver individuellement les âmes, avaient une forte répercussion politique : ces règles morales, généralement des interdictions ou des prescriptions en rapport avec le prochain et ses possessions (femmes incluses), étaient aussi garantes d’une certaine organisation, stabilité sociale (ainsi que d’un terreau propice à la perdurance de l’appareil dogmatique), elles amélioraient le monde des affaires humaines. Tandis que le bouddhisme notamment, concluant à la nature illusoire des représentations du monde, prônait un détachement progressif et solitaire des peines et des joies humaines, en vue d’une illumination cognitive.
Ainsi certaines spiritualités avaient-elles une forte charge politique, car bien se comporter pour s’assurer une place au paradis avait aussi pour conséquence de changer le monde, mais la vie et les biens terrestres étaient-ils globalement dévalués par rapport aux fins célestes et l’institution en venait-elle à inférer dans les affaires privées (sexualité, etc), à convoiter et ne plus lâcher le pouvoir temporel (théocraties et autres monarchie de droit divin - souvent avantageuses dans les deux sens, les puissants instrumentalisant la religion à des fins politiques), à viser l’universalisme, parfois par l’épée. Tandis que d’autres étaient d’ordre épistémologique et éthique, à faible charge politique : à travers la quête individuelle d’une connaissance désillusionnée et désintéressée du monde, l’on accédait, souvent de façon ascétique, à la sagesse et l’on (re)trouvait sa place dans un écosystème cosmologique que l’on n'avait pas volontairement changé, où chaque être et chaque chose étaient apprécié.es à leur juste valeur (d’où l’attention aux petits animaux et aux insectes), mais l’on perdait en quelque sorte intérêt pour l’agitation anthropique et l’on se retirait de la civilisation, tout en faisant perdurer le savoir dans des communautés et des écoles, ainsi qu’une forme de hiérarchie de clergé.

En second lieu, des facteurs séculiers, généralement historiques : post-soviétisme, guerres et privations récentes, régimes très autoritaires, faisaient visiblement de forts vecteurs d’entraide spontanée dans la sphère privée (type de solidarité dont bénéficiait le voyageur lorsqu’un individu rencontré au hasard lui offrait le souper et le gîte ou simplement le thé), comme c’était le cas en Europe Centrale et dans les Balkans, dans toute l’Asie Centrale et dans le Turkestan Oriental. Le passé à caractère nomade des populations du Kirghizistan et du Kazakhstan, où il avait été longtemps de règle d’accueillir dignement le pérégrin au campement, avait indéniablement marqué l’habitus centre-asiatique de la même propension solidaire, à quoi s’ajoutait l’aspect post-staliniste ainsi que l’Islam majoritairement pratiqué : les peuples de cette région étaient donc des plus accueillants au monde.
L’Iran était un cas particulier très spectaculaire où l’Islam chiite et soufiste, qui en faisait d’office un pays où le voyageur était de façon systématique généreusement reçu, était doublé d’un tel légitime souci des populations de remédier à l’image que les médias diffusaient alors de leur pays, que la solidarité envers l’itinérant téméraire en était multipliée par 10.

Enfin (cette liste était loin d'être exhaustive), un facteur économique et touristique pesait lourd sur la balance, depuis l’émergence de la société de masse et de loisirs. Celle-ci avait été permise entre autres par la colonisation occidentale de territoires lointains, suivi de l’accaparement des ressources naturelles et humaines présentes, nécessaires à propulser le capitalisme naissant dans sa course effrénée. Course dont on savait à présent la logique de l’illimitation, du fétichisme et de l’autophagie. Tout cela accompagné du développement d’un tourisme des congés payés facilité par la différence de valeur des devises, un tourisme rapide, intensément exotique, consommateur et polluant. Le capitalisme occidental mondialisé qui se soutenait de l’exploitation et de la destruction d'une partie du monde, en fait du monde entier, jouait ici toutes les cartes de la domination, jusque dans le tourisme sexuel sur fond de marché libéralisé des moeurs (dans le domaine de la littérature, Houellebecq en avait étudié en détail le triste fonctionnement).
Ainsi en Asie du Sud-Est, et au Vietnam en particulier, étais-je dans la Mecque du tourisme global, sorte de quintessence du néolibéralisme qui régulait, ravageait, à présent toutes les sphères de l’existence humaine. Ce qui n’était pas sans conséquence sur les modes de solidarité à l’égard de la personne de passage que sont les voyageurs, vus, et l’on pouvait difficilement le leur reprocher, par les autochtones plutôt comme des vaches à lait . Ce que l’on pouvait regretter, c’est que l’argent fût encore et toujours au coeur des passions, et qu’une spirale de suspicion systématique teintât les occurrences d’échange de biens, agréable ni pour les uns ni pour les autres.
Je regrettais pour ma part d’être assimilée au Touriste, puisque toute mon entreprise consistait à pratiquer une exploration du monde aux antipodes de sa consommation. J’étais pour ainsi dire un antiproton qui, face à son antiparticule, souhaitais bien provoquer un trouble dans la physique du monde. Antitouriste, j’étais arrivée « à pieds » après des années de pérégrinations jusqu’en ces territoires, j’arrivais les poches vides et je ne calquais pas mon itinéraire sur des « immanquables » ; cela était une expérience et un éthos radicalement différents d’un tour motorisé entre deux vols low-coast, et cela donnait à mon sens une légitimité particulière à ma présence et mon évolution en ces lieux. Parcourir le monde en utilisant ma propre énergie, c’était faire l’expérience d’une demeure humaine aussi vaste que le globe. Là où la subversion touchait cependant ses limites, c’est que les dons que me faisaient des bienfaiteurs désireux de soutenir cette quête, grâce auxquels elle continuait, m’arrivaient en devise européenne, et qu’ainsi, bien que je vécus simplement, l’avantageux différentiel existait chaque fois que je me ravitaillais, remplaçait du matériel ou prenais toit pour la nuit au lieu de bivouaquer. Cela pesait sur ma conscience et j’envisageai de fabriquer une nouvelle « boîte à dons » en carton (comme celle que j’avais accrochée à ma trottinette durant toute l’exploration européenne) afin de m’insérer dans l’économie locale, non sans un petit parfum de scandale.

Mais le déterminisme historique et économique ne faisait pas tout. Une condition anthropologique paraissait universellement à l’oeuvre : même au sein de cultures et d’histoires ne répondant pas aux critères favorables évoqués, on rencontrait des cas de grande solidarité spontanée envers le voyageur (et, inversement, les individus musulmans d’un pays politiquement autoritaire au passé nomade n’y étaient pas tous enclins). C’est-à-dire qu’en tout pays je rencontrais des individus volontairement charitables, même lorsque le contexte économico-historico-culturel ne les encourageait pas à cela.

Quant à se demander si cela prouvait une capacité humaine à un authentique libre-arbitre et à la bonté ou si la liberté de bien agir était elle-même une illusion destinée à faire durer la civilisation par l’entraide de ses membres, c’était une question probablement mal posée.

On croise en ville nombre d’aïeuls se promenant en pyjama sans être inquiétés de finir à l’hospice. Je vois dans ces vieillards aux cheveux blancs, à la barbe longue, des vétérans dont les yeux ont celé l’image de sombres temps.

Des éclairs de couleur tombent sur la chaussée. Papillons percutés dont les ailes figées en plein vol exposent une dernière fois le motif irisé. Je me souviens avoir vu dans le Tibet historique des voitures arrêtées sur la grand route, bloquant tout le traffic : les conducteurs s’affairaient avec des balayettes orange, brossant délicatement l’asphalte où des centaines de chenilles noires allaient en procession matinale, toutes dans la même direction (d’est en ouest), il ne fallait surtout pas les écraser.

🇬🇧Vietnam.

I did not mind the frequentation of cemeteries for wild camps. Apart from the constantly agitated human anthill, often nested in forests covering tors, it was a rare safe haven where one was dissolving in peace. Which specter could have shown anger to me for interrupting the eternal sojourn by keeping him a discreet mortal company for a few hours? When the graves were topped with a familiar cross, a traveller’s superstition would brisk me. Before I’d become agnostic, I had been baptized in the cradle; surely it would be useful in case of a preternatural event.
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Not only spirits would be interested in my case. I was awaken one night by a prowler who tried to break in my tent, probably looking to steal some of my stuff. Sadly for the burglar, my tent’s zippers which I had repaired many times were now tight and making much noise, moreover I was sleeping in alert mode when there was population around. I quickly sat, just in time to see him leap into a dead angle, have a peak inside again, before running agilely across the field.
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In Viet Nam, perishable offerings are disposed at the feet of idols, whilst passing travelers are scraped money.

Since I had quit Central Asia, something had sensibly changed in the way local people would receive me. The numerous manifestations of generosity, of spontaneous assistance met since Turkey weren’t in order anymore. What came to mind was an apparently simple explanation.
First of all, a spiritual factor. Cultures molded by abrahamic religions had engendered populations very often prone to a spontaneous generosity towards the traveler, whereas buddhist cultures (or with a secularized animist, polytheist dimension) had engendered populations less prone to that same spontaneous generosity. Depending on the optic scale, one could of course observe differences within schools themselves; the closer one got, the more disparities would appear. Amongst Christians for example, Catholic of western Europe had more spontaneously shown proof of generosity and support to the wandering outsider that I was than the Lutherian of the North had (for whom the individual, contrary to the Catholics, is not saved by his deeds).
One could think that anthropologically pessimist monotheisms (posing humankind as corrupted by the original sin, naturally prone to evil), by proposing a series of commandments aiming at saving individually the souls, had a strong political repercussion: those moral rules, generally prohibitions or prescriptions in relationship to the neighbour and his possessions (wife included), were also a warrant of a certain organization, social stability (as well as a mold propitious to the perdurability of the dogmatic apparatus), they would better the world of human affairs. Whilst buddhism notably, concluding the deceiving nature of our representations of the world, was extolling a progressive and solitary detachment from the human joys and sorrows in order to access a cognitive illumination.
Thus some spiritualities were having a strong political charge, for to act well in order to gain a place in paradise had the consequence of changing the world as it had been given, but life and terrestrial goods were globally devaluated compared to the celestial ends and the institution would come to interfere in private matters (sexuality, etc), to covet and not let go of temporal power (theocracies and other monarchies of divine right - often advantages were taken both ways, the powerful would instrumentalize religion for political ends), to aim for universalism, sometimes using the blade. While others were rather of an epistemological and ethical kind, with weaker political charge: through the individual quest for a disillusioned and disinterested knowledge, one would, often through an ascetic life, access wisdom and find (back) one’s place in a cosmological ecosystem that had not been willingly changed and where every thing and being were appreciated in a fair way (hence the attention to small animals and insects for example), but the interest for the anthropic fuss was lost and one would retire from civilization, as science would perdured in communities and schools as well as a kind of clergy hierarchy.

Secondly, secular factors, generally historical: post-sovietism, wars and recents deprivation, very authoritarian regimes, were obviously strong vectors of spontaneous mutual aid in the private sphere (the kind of solidarity the traveler was meeting when someone randomly met would offer food, shelter or simply tea), as it was the case in Central Europe or in the Balkans, in the Middle East, in all Central Asia and Oriental Turkestan. The nomadic past of the populations of Kyrgyzstan and Kazakhstan, where it had been for long a rule to welcome the peregrine at the camp, had undeniably forged the central-asiatic habitus with the same proclivity for solidarity, to what one could add the post-stalinist aspect as well as Islam as the major practiced religion: people from the region were thus of the most welcoming in the world.
Iran was a particular and very spectacular case where shiite and soufist Islam, which in itself was making a country where the wanderer was very nobly received, was doubled with such a legitimate worry of the populations to remedy to the image of their country the media were then broadcasting, that solidarity towards the adventurous visitor was multiplied by 10.

At last (this list was far from being exhaustive), the economical and touristic factor was pretty heavy on the scale, since the awakening of mass and leisure society. A civilization sustained by the western colonization of far-off territories, followed by the grabbing of natural and human ressources at hand which were required to propulse a young capitalism into its frantic race. Race of which one knew by now the logic of limitlessness, fetichism and autophagy. Along that a paid-vacation type tourism developed, eased by the difference of currency value. A speedful, full of intense exoticism, consumer and polluting tourism. Occidental world-wide capitalism resting on exploitation and destruction of a whole part of the globe, if not all, was displaying here all its domination cards, up until the sexual tourism backgrounded by a liberalized market of the mores (in the literature domain, Michel Houellebecq had given a detailed study of its sad running).
Thereby, in South East Asia, and in Vietnam in particular, was I in the Mecca of global tourism, a sort of quintessence of the neoliberalism ruling, rampaging, at present all spheres of terrestrial living. It was not without consequence on the forms of solidarity shown to the travelers, seen, and one could hardly blame them for it, as milking cows by the autochtons. What one could regret was that money would be again and always at the heart of passions, and that a spiral of systematic suspicion would taint any exchanges of goods, a thing enjoyable neither for either.
I regretted for my part to be assimilated to the Tourist, for all my enterprise was to practice an exploration of the world at the antipodes of its consumption. I was, so to say, an antiproton which, in front of its antiparticle, wished firmly to provoke a trouble in the physics of the ongoing world. Anti-tourist, I had arrived self-propelled after years of a pilgrimage to these territories, I arrived with empty pockets and was not calking my itinerary on « must-do », it was a radically different experience and ethos than those of a motorized tour between two low-coast flights, and this was giving a particular legitimacy to my presence and evolution in the place. Roaming the world using my own energy was to experience a human adobe as big as the globe. Where subversion touched its limits though, was that donations made by benefactors willing to support this quest and thanks to which it was still going on, were sent in western currency to me, thus giving me a differential advantage whenever I would resupply, replace gear or sleep under a roof for one night instead of stealth camping. It was weighting on my conscience and I contemplated crafting again a cardboard donation box (as the one I had installed on my push scooter during all the European exploration) so as to insert in the local economy, not without a little perfume of scandal.

But historical and economical determinism was not all. An anthropological condition seemed universally active: even within cultures and history that would not respond to the criteria evoked, one would meet cases of great spontaneous generosity towards the traveler (in reverse, muslim individuals in an politically authoritarian country with a nomadic past would not all show this propension). Namely, in all country did I meet people willingly charitable, even as the economical historical and cultural context would not encourage them to do so.

As to to the issue of whether it proved a human ability to a real free will and kindness or whether the liberty of acting well (or bad) was itself a delusion destined to make civilization last more through mutual aid between its members, that was probably an ill-asked question.
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In towns, one crosses many forefathers in their pyjamas, walking without being worried about ending at the hospice. In those elderlies with white hairs and long beards I see old-timers of whom the eyes have sealed the image of dark ages.
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Lightning of colour fall on the pavement. Hit butterflies, pinions frozen on the wing, exposing one last time their iridescent patterns. I remember having seen, in historical Tibet, cars stopped on the tar, blocking all traffic: drivers were very occupied with orange sweepers, delicately brushing the road where hundreds of black caterpillar were morningly going in procession, all in the same direction (east to west), it was of the utmost importance not to run over them.
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#worldtour #pushscooter #simplelife #solo #unsupported #VietNam #HoChiMinhHighway #SouthEastAsia #monotheisms #buddhism #neoliberalism #masstourism #antitourism #tourdumonde #trottinette #viesimple #solitaire #sansassistance #HoChiMinh #AsieSudEst
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Blandine, je pense aussi que la différence d'accueil de l'étranger dans les pays asiatiques (y compris le Japon) est aussi liée à la culture. J'ai expérimenté la différence d'exhubérance entre un Argentin et un Vietnamien...non pas que les uns soient pus généreux par rapport aux autres mais que leur culture ne les pousse pas à montrer leur sentiments mais à rester discrets en toutes circonstances...

"Au Viêt Nam, on accumule les offrandes périssables aux pieds des idoles silencieuses tandis qu’on gratte le voyageur de passage." J'avoue la punch line est terrible. La clairvoyance des grandes méditations cyclopédiques. Je m'imagine à ta place sous ma tente. Je n'aurai plus fermé l'œil. Déjà que je fais des cycles de 10 min de sommeil ( après le sommeil du marin, le sommeil du matelot). Comment tu fais pour te reconditionner psychologiquement dans ce genre de situation ? Perso j'ai un couteau en guise de doudou (chacun ses techniques...). T'as trouvé mieux ? Si j'avais un humour à se tordre j'oserai le coup de plume vu l'éloquence de ta prose...(............)...Bon voyage !! 😉

Magnifique nouvelle qui me projette dans une somme de ressentis que je n'ai pas su exprimer. Je vous remercie pour votre regard sur nos microcosmes.

Vos propos font réfléchir...ce qui n'est pas superflu, dans le contexte actuel. Merci et courage.

Merci pour ton savoir et ton analyse si pertinente. Elle conforte mon idée (très largement inspirée par ton périple ainsi que celui de Tony Milani 😉 ) d'aller traîner mes roues en Asie Centrale. Bonne continuation et merci de nous faire rêver!

Très interessante ta réflexion !!!!! Merci. Et bon courage pour la suite 😉

Quel libérale individualiste ! Obligé de trouver la compagnie des morts pour pas côtoyer les vivants. #tristefrance

Merci Blandine pour ces mots. Qu’au pied des tombes tu puisses Rêver avec les anges.

Très interessante ta réflexion bonne continuation et bon texte!

Pouquoi pas? Il est surement un lieu silencieux

Toujours aussi magnifique de vie et de lumieres !

ET DE LA Façon dont tu en fais le récit...Félicitations

splendide récit <3

Les cimetières sont des havres de paix pour les voyageurs à pied, à vélo ou à trotinettes. La nuit ils ne sont pas fréquentés exceptés par les voyageurs ! J'aime penser que si quelque défunt (spectre) se promène nuitamment en ces lieux il est ravi de nous voir dormir près d'eux ! En tous cas ce sont généralement des endroits sûrs !

Merci !

Oui 👌

Merci Blandine pour votre analyse des pratiques de la solidarité humaine via des facteurs spirituels et temporels. En complément, on peut aussi s’intéresser aux fonctionnement solidaires chez les animaux puisque, depuis Darwin, on sait qu’il n’y a pas de différence de nature mais une simple différence de degré entre eux et nous – entre nous seulement devrais-je écrire ! Dans ce domaine, on lira avec un bénéfice certain Jean-Marie Pelt dans «La solidarité chez les plantes, les animaux, les humains » dont je cite un extrait : « Dans le règne animal, les prestations de services mutuels entre espèces sont tout à fait courantes. Poissons et oiseaux pratiquent des comportements d'entraide qui témoignent d'un authentique altruisme et qui, comme l'amitié chez de nombreux mammifères, ne sont pas le propre de l'homme ». Si enterrer ses morts est un marqueur d’humanité et un cimetière un lieu d'échange possible entre les vivants et les morts alors il n’y a rien de choquant à y reposer ne serait-ce qu’une nuit ! Pour mener la bonne vie, on n’oubliera pas qu’ils furent ce que nous sommes et que nous serons ce qu’ils sont devenus … En attendant, vivons !!!

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